Chassez les idées reçues sur l’insert de cheminée

Chaque année, les particuliers sont nombreux à prévoir une installation d’un insert à leur cheminée. Pourtant, ce type de chauffage subit encore des idées reçues. L’évolution de l’insert offre aujourd’hui un mode de combustion efficace et une chaleur agréable dans la maison. La pollution a disparu au profit d’appareils de chauffage redoutablement efficaces.

1— Le chauffage au bois génère une forte pollution

En France, le recours aux poêles à bois et inserts est encore limité à cause de cette idée reçue. Pourtant, dans les faits, l’installation d’un foyer moderne à haute température évite justement cet inconvénient. Les pellets et granulés entrent donc en combustion rapidement. Aucune fumée ne sera donc à déplorer dans le logement et adieu la vitre sale.

Les cheminées qui possèdent le label Flamme verte luttent efficacement contre cette pollution. La chaudière à granulés génère en moyenne 4 400 fois moins de particules que la cheminée à bois classique. Pour aller encore plus loin, le choix du combustible a toute son importance. Les bûches sont délaissées au profit des pellets. L’insert peut donc s’intégrer dans une réflexion sur le chauffage au bois écologique.

2— Un rendement limité comme une idée reçue principale

Si lors de l’invention de l’insert son rendement était situé entre 30 à 60 %, cette solution de chauffage a beaucoup évolué en France. Aujourd’hui, il peut atteindre 80 % de rendement grâce à un système de combustion performant. Ces appareils profitent en effet d’un double ou triple mode de combustion afin de maximiser la chaleur produite en hiver. Les évolutions ont d’ailleurs également eu lieu en matière d’esthétique pour une installation agréable dans une pièce de vie. Le poêle à bois moderne ajoute même du cachet dans la maison.

Parmi les idées reçues sur l’insert, il est souvent confondu avec les cheminées. Le gain de chaleur est bien souvent considéré comme faible. Pourtant, il permet d’atteindre une production d’énergie 5 fois supérieure. Lorsque la performance avec un foyer ouvert est de seulement 15 %, ce mode de fonctionnement est nettement plus efficace. Les personnes qui recherchent une solution de chauffage qui offre un crédit d’impôt pourront donc l’adopter.

3— Un chauffage inefficace pour tout le logement

Cette idée reçue sur l’insert est très répandue. Les particuliers sont convaincus que le chauffage au bois dans les cheminées ne permet pas de chauffer l’étage d’une maison. Pourtant, cet appareil a évolué et la transmission de la chaleur est désormais optimale. Lors de l’aménagement d’un insert, le système s’accompagne de gaines de ventilation. La chaleur se répand donc dans chaque pièce pour offrir un réel confort thermique. Les variations sont éliminées au profit d’une homogénéité agréable. Toutefois, la mise en place d’un insert de cheminée demande un certain coût lorsque ce projet correspond à plusieurs étages ou à une grande superficie.

4— Des bûches indispensables pour un insert de cheminée

Si cette chaudière fonctionnait au départ uniquement avec des bûches, de nouveaux produits ont été créés. Les granulés et les pellets peuvent par exemple être utilisés dans les inserts. Ce type de combustible offre d’ailleurs davantage d’énergie. Cette caractéristique s’avère donc intéressante, même si son coût est plus élevé que celui des bûches de bois.

Bien souvent, parmi les idées reçues sur l’insert de cheminée, la manutention et l’entreposage des bûches apparaissent comme des travaux colossaux. Si des stocks doivent être faits pour l’hiver, le mode de combustion permet d’optimiser chaque utilisation. En ce qui concerne les pellets, le rechargement n’est nécessaire que toutes les 48 heures pour conserver une chaleur homogène. Ces combustibles pourront donc être conservés pendant toute la saison froide sans avoir besoin d’un nouvel achat.

5— Un aménagement d’insert de cheminée onéreux

Si leur utilisation en tant que chauffage d’appoint semble équivalente, chaque installation possède ses caractéristiques. L’insertion est de préférence conseillée dans le cadre d’une rénovation. Ce choix viendra donc remplacer la cheminée ou le poêle à bois existant. Les cheminées à foyer fermé, de leur côté, sont réservées à ceux qui veulent profiter de la beauté d’un tel aménagement tout en les transformant en appareils de chauffage.

L’aménagement d’un insert à bois pour cheminée coûte en moyenne entre 2 000 et 9 000 euros. Pour autant, de nombreuses aides financières sont octroyées pour ce type d’appareil de chauffage. Le crédit d’impôt CITE en fait partie, tout comme l’écoprêt à taux zéro dans le cadre d’une rénovation énergétique.

Ces idées reçues peuvent être chassées compte tenu de la TVA réduite et des aides de l’ANAH pour faire baisser la facture. Les économies d’énergie sont d’ailleurs substantielles par rapport à un chauffage au gaz ou à l’électricité. L’amortissement d’un insert répondant à la norme NF est donc particulièrement rapide.

Se chauffer au vert